Les concerts et Artistes


2012

 Daniel WAYENBERG pianiste et Pascale BEAUSCHENAIS soprano

en concert à l'Auditorium le 31 mars 2012 

Samedi à l'Auditorium, se produisaient Daniel Wayenberg et Pascale Beauchesnais. Cette jeune femme gracieuse, semble grandir quand les premières notes de son accompagnateur Michel Gallet volent dans la salle. Brahms ou Beethoven, elle se joue en virtuose des difficultés.
Puis Daniel Wayenberg s'installe. Ses mains s'avancent sur les touches et le miracle se produit. Puis lorsque tout s'arrête, quand les derniers applaudissements s'effacent, Daniel Wayenberg s'approche de Pascale Beauchesnais, lui murmure quelques phrases en souriant. « Et maintenant,dit-il, nous allons vous interpréter un air que nous n'avons pas répété ensemble ni l'un ni l'autre. Pour le plaisir de vous le faire entendre. »Et l'accord est parfait. Et quand José Possenti baisse le rideau, le public vibre encore à l'unisson de ces deux artistes.

Daniel WAYENBERG et Pascale BEAUSCHENAIS

Daniel Wayenberg, né à Paris le 11 octobre 1929 et mort le 17 septembre 2019 à Courbevoie, est un pianiste et compositeur néerlandais. Il est considéré comme l'un des principaux pianistes néerlandais.

Daniel Wayenberg entre tôt en contact avec la musique. Sa mère, Margarete Berson, originaire de Russie, est violoniste (élève de Leopold Auer). Sa mère et son père, journaliste3, découvrent son oreille absolue et décident de faire de lui un musicien. Dès cinq ans, il suit d'abord des leçons de piano avec sa mère, puis avec le compositeur néerlandais Ary Verhaar, également théoricien et musicien à La Haye. Plus tard, ses parents s'installent avec lui à Paris, pour qu’il termine ses études avec Marguerite Long à partir de 1947. Depuis lors, il s'est fixé à Paris.

À Paris, en 1949, il obtient le second prix au concours international Marguerite Long–Jacques Thibaud3.

Après ses débuts américains en 1953, au Carnegie Hall de New York, avec l'orchestre philharmonique de New York, sous la direction de Dimitri Mitropoulos4, Wayenberg effectue plusieurs longues tournées à travers les États-Unis et le Canada. Il se produit également en URSS, en Tchécoslovaquie, en Scandinavie et en Grèce. Il joue sous la direction d'Eugen JochumKarl BöhmJean MartinonRafael Kubelík (création du Concerto de Stallaert en 1951 à Besançon, notamment), George SzellJohn BarbirolliGeorges Prêtre et Bernard Haitink.

En 1985, il est nommé professeur de piano au conservatoire de Rotterdam.

En plus de la musique classique, du jazz, Wayenberg joue beaucoup de musique contemporaine française.

Il est aussi compositeur de musique de chambre, de concertos pour piano, du ballet Solstice et de la célèbre symphonie Capella. Après la redécouverte du luthéal, il a écrit la composition Cadence, Sereine et Toccata pour cet instrument.


Pascale BEAUSCHENAIS Soprano

C’est après avoir obtenu son prix en piano au Conservatoire et une maîtrise de musicologie, que Pascale Sicaud-Beauchesnais s’oriente vers le chant. Elle entre au CNIPAL où elle participe aux master-class de Mady Mesplé, Tom Krause et David Syrus, chef de chant au Covent Garden.

Elle se perfectionne désormais avec Lionel Sarrasin. Elle est lauréate de plusieurs concours internationaux et obtient en 2013 le prix de virtuosité au concours de Vivonne.

Sur scène on a pu l’entendre dans le rôle Diane (Orphée aux enfers ) à l’Opéra de Marseille, dans le rôle de Circé (Scylla et Glaucus de Leclair) dans le rôle de Chérubin (les noces de Figaro de Mozart) au festival de Vendôme, dans la deuxième dame (la flûte enchantée ) dans le cadre du festival de Béziers sous le patronage de Kurt Moll, rôle qu’elle reprendra aux soirées lyriques de Gigondas , au théâtre du Ranelagh à Paris ainsi qu’à Dortmund.

Elle est Leona dans La belle Hélène d’Offenbach, Kate Pinkerton dans Madame Butterfly de Puccini, la soprano dans le trio jazz de Trouble in Tahiti de Berntein à l’Opéra de Tours, puis Rosine dans le barbier de Séville au théâtre du Ranelagh.

Elle se produit également dans des oratorios : psaume 42 de Mendelssohn, messe en ré de Dvorak, Requiem de Verdi, Petite messe solennelle de Rossini, Requiem de Mozart, Requiem de Ledroit, Messe en si de Bach et l’allegro il penseroso de Haendel.


Nathalie MIRAVETTE

7 avril 2012

Nathalie Miravette, née à Savigny-sur-Orge en 1966, est une pianistecompositrice et arrangeuse française, spécialisée dans la chanson françaiseAprès un parcours dans le domaine de la musique classique, Nathalie Miravette aborde la chanson en 2000, en tant que pianiste de scène et compositrice.

Tous ceux qui ont écouté Nathalie Miravette lors de son dernier passage à L.Musica savent que cette artiste n'est pas si cucul que cela, même si le titre de son dernier spectacle « Cucul mais pas que… » pouvait le laisser entendre. Diplôme de professeur de piano, licence de piano, médailles d'or… une belle carte pour cette humoriste chanteuse. Artec a ouvert les portes de la peinture, en parallèle L.Musica offre la fantaisie chantée sur la scène du plus petit cabaret de Romorantin.


Fête de la musique 

21 juin 2012 

Tous les ans L'Musica Josée et Catherine s'investissent pour offrir au public un spectacle de qualité pour féter dignement la Musique

 Patrice BICHE

La fête de la Musique, c'est ce jeudi soir de 18 h à 1 heure du matin, dans les rues du centre-ville interdites à la circulation. Ici et là, grâce à, l'organisation mise en place par la MJC avec la Ville et le comité des fêtes, des groupes s'installeront pour faire chanter, danser et fêter l'arrivée de l'été. Petit tour d'horizon.
A L.Musica, Josée, Catherine et Patrice Biche entonneront des chansons françaises.


Yves PIGNOT & Emmanuel DEPOIX

13 octobre 2012

SPECTACLE " La Rive gauche en chantant "

Samedi 13 octobre, L.Musica propose au public de découvrir le spectacle « La Rive gauche en chantant », à l'Auditorium. Sur scène, Pignot et Depoix. Vêtus de noir, ils entrent en se tenant par les épaules. Tandis qu'Emmanuel Depoix s'assoit au clavier, Yves Pignot (ex-comédien de la Comédie française), avec sa voix de conteur, invite le public à le suivre dans le Paris dans années soixante.

Depoix et Pignot ont fait revivre les cabarets, samedi soir, à l'auditorium, devant un public enchanté.

Léo Ferré le révolté, Léo Ferré l'écorché, Léo Ferré l'engagé… comment approcher cet artiste au regard si fort ? Il faut oser pour reprendre le répertoire. Il fallait peut-être un artiste de théâtre pour mettre en scène les chansons, et un véritable musicien pour plonger dans la musique engagée de ce poète. Emmanuel Depoix a les qualités requises pour associer les deux. Claveciniste de formation (premier prix avec distinction dans la classe de Georges Kiss), il rencontre le théâtre avec Jaromir Knittl à Annecy, puis à la Comédie de Saint-Étienne avec Prosper Diss qui le forme. Il interprète de nombreux rôles, tourne au cinéma, à la télévision. En 1984, il crée, dans un bar à Saint-Étienne, son spectacle « Baudelaire » qui sera joué plus de 900 fois.

En septembre 2002, Emmanuel Depoix crée l'Équipage, compagnie paquebot, en chantant « Paroles et Musiques : Léo Ferré ». C'est ce programme qu'il interprétera à L.Musica.


2013

Christian PACCOUD chanteur et accordéoniste

2 mars 2013

L. Musica débute l'année 2013 avec un artiste exceptionnel : Christian Paccoud. Originaire de l'Isère, il fait ses premiers bals à l'âge de 12 ans, en 1966. « C'est la rencontre de Maurice Fanon puis d'Alain Feral qui va me mettre les pieds dans les rues de Paris et dans les cabarets », dit-il .Il est la révélation du Printemps de Bourges en 1966. Christian Paccoud n'arrêtera plus. Le théâtre s'ajoute à son répertoire. Un premier disque sorti en 2000. Il sera au côté de Jean Ferrat à l'émission de télé « Vivement dimanche ».

Chansons, disques, théâtre… la scène est sa maison, la chanson un art de vivre.
Coup de gueule et cris du cœur, Christian Paccoud n'en finit pas de mettre en paroles et en musique « la joie d'être fou »comme il le dit lui-même. Chanteur militant, il arbore l'anarchie et l'humanisme comme d'autres l'amour ou l'amitié. Pour certains, il n'est pas sans rappeler Aristide Bruant, le chanteur de cabaret.

Il y avait salle comble pour la reprise des soirées cabaret à L. Musica Christian Paccoud en a tenu la vedette, le verbe haut, la colère à fleur de mot et la sensibilité comme un drapeau. Pendant presque une heure et demie sans interruption. Il tient son public du haut jusqu'en bas, sans le laisser souffler ne serait-ce qu'un instant ! Il est vrai qu'il a tant à dire pour montrer ce qui ne va pas, qu'il ne peut gaspiller son temps et les paroles de ses chansons.

De sa voix rocailleuse, il écrit en rouge sa hargne sur les touches de nacre de son accordéon. « Ils vont jusqu'à saouler les peuples affamés !», dit-il. Et il frappe d'un côté, de l'autre, ne donnant nul repos au spectateur.

Hargne et tendresse le temps d'une soirée

Puis il laisse tomber ses déceptions, « la gauche pâlit, la droite brunit», et s'aventure dans l'humour pour entraîner la salle dans le rire avant de demander à tous de « baisser leurs bras guerriers.» Mais quand la musique se fait plus rêveuse, il en appelle à la tendresse. « Viens sous la lune mon copain d'infortune» et, ensemble, ils vont se refaire une santé avec Charlotte de Pantin. Mais s'ils boivent, ce n'est pas pour la santé, dit-il. Il arrive parfois à entraîner dans ses refrains de cabaret les spectateurs qui se laissent prendre au jeu avec Arthur, le pêcheur de chaussures. Mais Christian Paccoud ne lâche pas le cordon de l'espoir, car si « l'école maternelle est le berceau de l'anarchie», comme il dit, ils seront peut-être nombreux à chanter avec lui plus tard.


Vincent COPPIN

6 avril 2013

L.Musica accueillait Vincent Coppin au petit cabaret pour une soirée consacrée aux chansons des années folles et aux chanteurs célèbres. Jean Sablon, Mistinguett, Maurice Chevalier se sont succédé sur la petite scène. Deux heures et demie de chansons, de rire, de spectacle qui ont enchanté les auditeurs.

Une soirée réellement merveilleuse. « Je suis venu en fiacre», dit Vincent Coppin en introduction et cela lui permet d'enchaîner sur une chanson pleine d'humour : « Un fiacre allait trottinant !» Costumes et mimiques, les airs se succèdent. La salle reprend en chœur quelques phrases. De la tendresse avec « Je suis seule ce soir… » Et on se rend compte que les paroliers d'autrefois prenaient beaucoup de liberté avec la géographie. A Touamotou, ils ont trouvé des Papous et des Canaques. Ma foi, pourquoi pas, la rime réclame bien des libertés ! Et puis Mistinguett succède aux îles pour nous faire parler de ses gambettes.
Une auditrice vient accompagner Vincent Coppin qui nous en fait une belle description, les yeux qui se croisent, les jambes qui zigzaguent… Heureusement la dame charmante ne se fâche pas et rit de cette description chantée peu flatteuse, mais qui déchaîne les applaudissements et les rires.
Sans compter son temps, Vincent Coppin a offert une longue soirée musicale pour le plus grand plaisir des auditeurs avant de clore en remerciant ses hôtes, Josée et Catherine.

En fin de semaine dernière, l'esprit du cabaret a survolé L. Musica. Josée, le trublion de la chanson, saluait son public, s'inclinait, remerciait les uns et les autres, puis d'un coup de chapeau mexicain emmenait son monde vers l'exotisme sud-américain avec son fidèle chien Corot.

Une ambiance particulière qui rassemble les auditeurs dans des salles aussi petites que des caves, mais dont la chaleur amicale enveloppe l'ensemble autour de voix chaleureuses, de personnages qui marqueront leur époque avec des titres qu'on n'oublie pas. Il y a des airs qui passent par-dessus les calendriers, ces chansons héritées des poètes comme La Lune trop blêmeque nous chantait Mouloudji et que Catherine Mathély a su rendre si présente, si vivante. Avec La Javanaisede Gainsbourg ou La Mômede Jean Ferrat, elle reprend les grands titres qu'on fredonne même si on ne les entend plus. La grande époque des cabarets… Quelques tables, quelques chaises, des chanteurs sur la scène pour vous inviter à écouter Brassens, Julie la Rousse ou Raymond Devos.
Et puis Vincent Coppin est arrivé. Avec lui, si le Paris des sous-sols est resté, c'est l'humour qui est entré par la grande porte. Le gamin de Paris monte sur la scène, sa copine vendait des p'tits gâteaux. Et son ami de Saint-Jean, elle le trouvait si beau, grâce à ce subterfuge, Vincent pouvait ajouter avec beaucoup de chaleur : « Moi qui l'aimais tant… »Et dans la cour du petit cabaret qui avait fait le plein de spectateurs, on sentait dans les murmures le plaisir.
Enfin, la musique laisse la place au spectacle et Marcel Mériau offre une symphonie de lumières et de jets d'eau qu'il a mis des mois à préparer. A L. Musica, la saison vient de s'achever. 


Magali ALBERTINI

mai 2013

Magali ALBERTINI Pianiste
Née à Nice en 1983, d’origine corse, Magali Albertini étudie au Conservatoire de sa ville natale
où elle obtient un Premier Prix de piano dans la classe d’Odile Poisson, un Premier Prix de
Musique de Chambre et un Premier Prix de Formation Musicale.
Après avoir obtenu un D.E.U.G de Musicologie à l’université de Nice Sophia-Antipolis, elle est
admise à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en piano, dans la
classe de Théodore Paraskivesko et Laurent Cabasso d’où elle sort avec un Premier Prix en juin
2007.
Tout au long de ses études, elle reçoit par ailleurs les conseils éclairés de grands pianistes tels
que Bruno Rigutto, Jacques Rouvier, Jean-Philippe Collard, Prisca Benoit…
Magali se passionne pour l’Opéra, le Lied et la Mélodie. Elle suit l’enseignement de Jeff Cohen
et intègre à l’unanimité la classe d’Accompagnement Vocal d’Anne Lebozec et d’Emmanuel
Olivier au C.N.S.M de Paris. En juin 2009, elle obtient un Premier Prix d’accompagnement
vocal.
Magali se produit en soliste et en musique de chambre : Opéra de Nice, Archives Nationales,
festival Jeunes Talents, festival de Fort-de-France, festival de Wesserling, théâtre de La Criée…
Elle fonde le trio eMe (deux sopranos et piano) avec Eva Ganizate et Emmanuelle Monier, et
remporte le 3ème prix « bourse Woodbrass » au Concours Musiques d’Ensemble 2010 organisé
par la FNAPEC.
En 2011, elle est invitée à jouer avec l’Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes Côted’Azur sous la direction de Nicolas Chalvin, au festival de Saint-Cézaire.
Elle est aussi chef de chant pour différentes productions lyriques, accompagnatrice de Concours
Internationaux de chant lyrique et de Masterclasses.
Titulaire des Certificats d’Aptitude de professeur de piano et d’accompagnement, elle enseigne
au Conservatoire à Rayonnement Départemental de l’Haÿ-les-Roses et au conservatoire
W.A.Mozart du Centre de Paris.

Pascale Sicaud Beauchesnais est une habituée de L.Musica. Elle a déjà participé à plusieurs soirées au petit cabaret voire à l'auditorium de Romorntin.
Soprano française, elle accomplit ses études d'art lyrique au CNIPAL de Marseille, où elle bénéficie de l'enseignement de Mady Mesplé, Tom Krause et de David Syrus, chef de chant au Covent Garden. Titulaire d'un CFEM de formation musicale et de piano, ainsi que d'un DEM d'analyse musicale, d'un master de musicologie dont le mémoire porte sur Christina Nilsson, cantatrice suédoise qui créa le rôle d'Ophélie dans Hamlet d'Ambroise Thomas, elle a ravi plus d'une fois les auditeurs du Petit Cabaret.
Elle sera accompagnée cette fois d'une artiste de grand talent, Magali Albertini. Magali Albertini, premier prix de piano premier prix de musique de Chambre et premier prix de Formation musicale. Un beau palmarès pour cette Niçoise originaire de Nice. Elle est passionnée d'opéra et se produit un peu partout dans le monde. C'est cette musicienne virtuose qui accompagne Pascale Beauchesnais ce samedi soir 21 h à L. Musica.


Catherine MATHÉLY et Michel LAIROT accordéoniste

21 et 22 juillet 2013 

Voyage à travers les siècles 

 


Vanina MICHEL

12 octobre 2013

Présent également le comédien Abel LAROSE JORES (doublure de Gérard Philip)                     

Amusez-vous, faites les fous ! : cette injonction lancée par Vanina Michel a été respectée toute la soirée à l'auditorium avec cette interprète amoureuse de poètes et de poésie.

De sa voix grave, elle ouvre le spectacle avec un dynamisme qui est sa marque artistique. De « Hair », elle a conservé l'enthousiasme de cette époque. Ils chantaient le changement, mais ils chantaient surtout l'optimisme, la joie et la possibilité de construire un avenir meilleur. Évidemment, dans la morosité actuelle, ce sont des mots incompréhensibles.
Jacques Prévert conduit Vanina Michel durant tout le spectacle. Ce grand poète a donné des textes merveilleux à de nombreux interprètes et Vanina lui donne une autre couleur plus explosive. Mais d'autres poètes partageaient la soirée, tel Allain Leprest, qui habitait le village de Jean Ferrat et mit fin à ses jours brutalement. Moustaki s'invita avec une chanson optimiste annonçant « Je déclare l'état de bonheur permanent ! »
L'optimisme comme drapeau, il y a moins beau et Vanina se lève, devant son piano, tape du pied. « Ça fait quarante ans que j'ai 20 ans ! », dit-elle. Musique, amour, voyage, Vanina Michel chevauche les paroles de Jacques Prévert comme une walkyrie, sans fioriture. Et puis elle offre au public nombreux de l'auditorium un échange avec la grande Arletty qu'elle était allée voir. « Je suis comme je suis, dit celle-ci». Et sa voix, reste celle de la gouailleuse tenant tête à Louis Jouvet dans « Hôtel du Nord ».
Et, pour finir, Josée, le Monsieur Loyal de la soirée invite Albert Larose à monter sur scène, 90 ans alertes, acteur, théâtreux et plein d'idées et qui a créé un théâtre à Jouy-le-Potier. Un dernier salut chanté de Vanina Michel et la soirée tire le rideau.


Jean-Claude MICHOT

23 novembre 2013

C'est à un voyage initiatique auquel Jean-Claude Michot a convié les nombreux auditeurs du petit cabaret L.Musica, samedi. Un voyage pour le rire avec les chanteurs, les chansonniers, les humoristes et autres « satiristes » de la grande époque. Il ouvrait avec le grand Charles Trenet pour trouver dans sa boîte à souvenirs cet air bien connu : « Je chante du soir au matin…» Il aurait pu ajouter « je chante à Romorantin…» « Le fou 100 ans», dit-il paraphrasant le surnom qui avait été donné à ce grand de la chanson né un jour de mai 1913. Puis un autre morceau d'anthologie qu'Yves Montand interpréta également « avé l'assent s'il vous plaît », « Je t'attendrai à la porte du garage…»

Jean-Claude Michot avec sa bonne humeur poursuit son voyage de l'humour chanté au temps où Fernandel jouait les pioupious dans son beau costume à épaulettes, au temps où Bourvil chantait et Gabin aussi. C'était l'époque où les chanteurs devenaient des vedettes de cinéma, aujourd'hui ce serait plutôt l'inverse. Dans ces années-là, on apprenait « La tagada tactique du gendarme » et Jean-Claude Michot se fait un plaisir de l'apprendre aux nombreux auditeurs de L.Musica.
Changement de chapeau, changement de genre, il interprète Aristide Bruand, Sacha Distel, un homme savoureux, dit-il. Il fait un détour avec Bobby Lapointe, l'extraordinaire inventeur du saucisson de cheval et des jeux de mots comme « Ta Katie t'a quitté ! ». Jean-Claude Michot parle, raconte des histoires, les siennes d'abord, car il a vécu les cabarets, les spectacles, les soirées avec les grands de la chanson. Il raconte aussi les histoires drôles sorties d'un almanach Vermot retrouvé. Et, sur un dernier cafouillage des mots, il salue pour laisser la place à Maurice Dupuy, grand cuisinier, et ses convives.

Avez-vous toujours ressenti ce besoin de faire rire ?

« Toujours. Au collège, j'étais le comique de la classe. Puis je suis monté sur les planches pour faire ce que je savais le mieux : faire rire. Depuis, je continue. »

50 ans de carrière, vous avez dû côtoyer de nombreux artistes ?

« En 1966, pour les 150 ans de Bobino, il y avait Mouloudji, Jean-Jacques Debout, Pia Colombo, Calvet et moi-même. J'ai croisé sur scène Montand, Brel, Bourvil. A l'époque, il y avait à Bobino, une présentatrice, élève du conservatoire d'art dramatique, Françoise Doucet. Jeune femme ravissante et distinguée, elle deviendra par le hasard de ses oiseaux Françoise Delord, présidente du zoo de Beauval. »

Vous proposez un spectacle nouveau…

« Je propose une vingtaine de chansons et beaucoup de textes. Je parle d'artistes que j'ai connus. Mais je garde cette maxime : défense de se prendre au sérieux ! L'humour est toujours présent dans mon spectacle, j'y ajouterai des monologues et des chansons populaires que tout le monde pourra reprendre avec moi.

Le comique de scène a-t-il changé ?

« Il y a des décennies, les comiques racontaient des histoires drôles. Maintenant, les humoristes écrivent leurs sketches et les histoires d'autrefois sont oubliées.

L.Musica ne vous semble-t-il pas trop petit ?

« La taille n'a pas d'importance, le Caveau de la République, à Paris, n'était pas bien grand, non plus. La promiscuité rapproche l'artiste de son public. Et ce sera avec plaisir que je retrouverais José, Catherine, L.Musica et son public. »


2014

Alain SOURIGUES

8 mars 2014

Alain Sourigues sur les murs de L. Musica ! Ce monsieur a semé la terreur chez tous les chercheurs en écriture, les rangeurs de mots bien propres, les fabricants de dictionnaires. Attention, il vient sévir à Romorantin ! A travers ses 400 présentations dans toute la France, Alain Sourigues a semé la zizanie dans les phrases sérieuses. Pour lui, le verbe est un ballon gonflable qui s‘envole au moindre coup de vent, la phrase une étincelle qui brille avec éclat au-dessus du public. Il s'amuse à jouer avec la poésie, la musique, les jeux de mots. Il se fait un devoir de dévisser la tête des paroles bien droites pour s'amuser avec les spectateurs.

Ce joyeux trublion, prix Moustaki 2014, a la tête de l'emploi, pourrait-on dire, une tête qui vous saute aux yeux pour mieux vous embobiner dans ses chansons et son humour. Il a écrit trois albums pour séduire son public. Il sera à L. Musica, samedi 8 mars, pour donner le départ de l'année musicale du petit cabaret.


Francis JAUVAIN & Gérard PIERRON

24 mai 2014

C'est dit, ce samedi, on passe la soirée en famille avec Gérard Pierron ! Lui, le bonnet sur la tête et les charentaises aux pieds, et vous, bien installé dans le fauteuil, peut être du feu dans la cheminée et, tous ensemble, on va causer avec Gaston Couté, Léo Ferré, Jules Laforgue et bien d'autres. Voilà comment on pourrait voir les choses.

Gérard Pierron est de ces artistes qui semblent vous inviter chez lui et qui vous racontent en musique les histoires de grands poètes, et pas n'importe lesquels. Il viendra avec son accordéoniste Francis Jauvain, l'accompagnateur de Georges Moustaki, qui joue aussi du saxophone et de l'accordina.
C'est une belle soirée qui se prépare à L.Musica avec ces artistes. Treize albums pour Gérard Pierron, dont certains ont été récompensés par l'Académie Charles-Cros. Prix Jacques-Douai en 2007. Ce chanteur troubadour qui a séduit la jeunesse des années passées avec « File la laine ». Gérard Pierron est son fils, son alter ego, il vous invite au rêve et à l'amour, à la campagne et aux fleurs, aux belles phrases de notre langue, et au verre qui s'emplit de vin des vignes qui n'étaient pas encore AOP aseptisés. D'ailleurs, à L.Musica, la soirée s'achèvera par un verre de l'amitié.

Il y a des moments privilégiés, des moments où les amis vous accompagnent pour une soirée. L.Musica en accueillait tant, samedi dernier, que la salle était devenue bien trop petite. Josée, la maîtresse des lieux, et son inséparable artiste chanteuse Catherine, ont dû se résoudre à refuser du monde.

La porte fermée, Francis Jauvain, un grand gaillard chevelu s'est mis à jouer de l'accordéon. Une musique un peu bizarre comme un chant venu de son regard rêveur que ses doigts agiles courant sur les touches nacrées faisaient planer dans le petit cabaret. Gérard Pierron entrait alors, appelant de la voix ses poètes préférés, Gaston Couté, Valéry Larbaud, Allain Leprest, et bien d'autres qui ont tracé les sillons des campagnes d'ici et d'ailleurs. « Sur les bords du Loir…», « Peau de lapin peau !»
Gérard Pierron, c'est une histoire qui navigue sur des inflexions, sur des mots choisis pour chanter sans fioritures. C'est un paysage au printemps que vous avez dans la tête, un baiser d'amoureux dans l'ombre d'un bois en été et qu'on n'oublie pas.
Puis soudain, un silence, c'est le trou. Mais on est entre amis. Un geste pour dire « désolé, je reprends !» Francis Jauvain se remet sur son clavier et le public sourit de connivence. Gérard Pierron chante, sa voix se pose sur un chemin musical qui ressemble aux sentiers de Sologne ou d'ailleurs. Elle gratte le fond de sa gorge et vous pénètre jusqu'au fond du cœur pour vous faire aimer la vie, l'amour et les champs de blé.


Alain SOURIGUES et ses musiciens

Jules THÉVENOT & Jean-Michel MARTINEAU

19 juillet 2014

L. Musica signera ce samedi 19 juillet le dernier spectacle de la saison avec le retour d'un artiste qui a captivé le public, Alain Sourrigues.

Josée Possenti et Catherine Mathély préparent depuis quelques semaines cette rencontre dans le lieu unique du petit cabaret de Romorantin. Depuis plus de 10 ans, Josée Possenti, seule au début, se bat pour s'inscrire dans le calendrier des manifestations. Elle a maintenant ses fans qui savent qu'ils trouveront toujours à L. Musica des compositeurs et interprètes de talent. Christian Pacoud qui n'en finit pas d'avoir « la joie d'être fou »,Vincent Coppin et les chansons des années folles, Vanina Michel et les chansons de Boris Vian, l'humoriste Jean-Claude Michaud, etc. « Avant tout, je veux défendre la chanson française»,dit Josée Possenti. Rejoignant ainsi à sa manière le Jean-Louis Foulquier inventeur des Francofolies de la Rochelle.
Catherine Mathély, chanteuse de cabaret, la rejoint dans son cabaret il y a quelques années et toutes deux se donnent avec fougue et plaisir dans cette défense. « J'ai toujours fait du cabaret avec des chansons de Brel, Barbara entre autres à Paris et dans d'autres villes. J'ai le goût de la chanson à textes»,dit-elle.
Josée Possenti caresse depuis longtemps le projet d'agrandir la salle de L. Musica qui est, c'est vrai, un peu petite pour contenir tout son public. Mais il n'y a pas encore de calendrier.
La dernière soirée, ce samedi, aura lieu en terrasse où l'espace est plus important et l'air plus chaleureux. Michel Sourrigue n'est pas un inconnu Il est déjà venu à L. Musica et la salle était comble. Cette fois il sera là avec ses deux musiciens : Jules Thévenot à la guitare et Jean-Michel Martineau à la contrebasse. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Josée Possenti avait préparé son jardin pour la soirée qui mettait un point final à la saison du Petit Cabaret. Michel Sourigues, le cheveu en bataille, était de nouveau sur les planches avec cette fois, Jules Thevenot à la guitare et Jean-Michel Martineau à la contrebasse. Pourtant, il y avait de l'inquiétude dans l'air et surtout dans les nuages. Zeus et Anzar, les Dieux de la pluie, le Grec et le Berbère, avaient décidé de s'inviter ! Il fallut tout démonter pour s'installer à l'intérieur. Contre mauvaise fortune bon cœur et le spectacle eut lieu quand même. Et… et… et…chantait le grand Henri Salvador, la pluie s'est arrêtée ! Tant pis on continue à l'intérieur.

C'est la jeune Émilie, 14 ans, gagnante du concours Teen Talent 2013 qui ouvrait la soirée avec « J'ai dit oui »tiré de la comédie musicale Robin des Bois, suivie de deux airs anglais qui détonnaient un peu dans le programme de L. Musica.
Kiki refit son apparition comme à chaque fois. Kiki, c'est son chien ectoplasmique à qui il confie ses secrets et ses joies. Il y a ceux qui lèvent les yeux au ciel pour connaître l'avenir et Michel Sourigues qui baisse le regard pour parler au chien du sien !
Durant plus de 90 minutes, l'humoriste a embobiné le public dans ses histoires et ses jeux de mots. Rappel de succès passés : « J'avais un spectacle destiné aux sourds et malentendants qui avait fait grand bruit à l'époque ! ». Les duettistes de la chanson, Josée Possenti et Catherine Mathély bien qu'un peu déçues par la météo capricieuse, ne quittaient pas leur rire et leur optimisme. Après 90 minutes de bonheur, pour terminer, le public était invité à boire le verre de l'amitié.


Hélène MAURICE & Tony BAKER & Francis JAUVAIN Trio l'Élégance Terrienne

22 octobre 2014

Ce fut une belle soirée à l'Auditorium avec L. Musica. Hélène Maurice était déjà venue il y a plusieurs années au petit cabaret de Josée Possenti. Mais quand on voit le spectacle qu'elle a offert sur la scène ce samedi soir, on pense rétrospectivement qu'elle avait dû se sentir à l'étroit ! Car cette fois, elle a pu donner tout ce que son caractère fougueux lui dictait : du mouvement. Elle chante, elle parle, elle va devant, derrière, et distribue au public l'accent québécois qui met un piment particulier aux paroles d'un Gérard Couté.

« Nous allons faire un voyage en bateau sur la mer », dit-elle. Mais attention, ce n'est pas le calme plat, c'est un voyage qui bouge, qui vous secoue, qui vous entraîne sur des vagues de sourire, et sous la surface remuante, elle y découvre des mots d'amour. Emigrée volontaire dans nos régions, elle a apporté dans ses bagages les chansons de nos cousins d'outre-Atlantique : Félix Leclerc, Julos Beaucarne… Le public apprécie leurs paroles chantées d'une voix agréable.
« Vous êtes très écoutatif »,dit-elle en riant. Et de raconter une histoire. Hélène Maurice est une chanteuse atypique, fille de la terre comme elle se nomme, elle vit dans sa campagne avec ses animaux et quelques lamas : « C'est dans la marge qu'est le grand large ! »C'est la phrase qui la caractérise le plus et qui séduit le public qui l'applaudit sans retenue.

Catherine Mathély en première partie

La soirée à l'Auditorium avait débuté par une chanteuse bien connue des amoureux du petit cabaret : Catherine Mathély. Dans sa longue robe noire, elle vibre avec tendresse en se promenant le long de la Seine. « Paris, c'est tellement beau la nuit »,murmure-t-elle. Il y a les amoureux qui s'aiment, il y a un poète et un inconnu, il y a les petits bals perdus.
Il y a surtout cette voix qui fait rêver le public. Et elle ouvre ses mains pour y découvrir une colombe blanche. Après la tendresse, le lutin mexicain envahissait la scène avec un Mexicoqui se prolongeait très loin au-dessus de la tête des auditeurs. Un grand chapeau, une voix précise, Josée Possenti offrait son air fétiche à son public.


2015

Le chevalier Bayard en peinture

Josée Thiseau-Possenti, Catherine Mathély et la peintre Françoise Icart devant le local annexe de L'Musica où s'est tenue l'exposition sur le chevalier Bayard du 22 au 25 juillet 2015.

Lui aussi a joué un rôle clé pendant la bataille de Marignan. Pierre Terrail de Bayard, plus connu sous le nom de chevalier Bayard, a fait l'objet d'une exposition du jeudi 22 au samedi 25 juillet à Romorantin. Une quinzaine de toiles, peintes à l'aquarelle ou à l'acrylique, étaient présentées dans un local de la rue des Trois-Rois.

Françoise Icart est l'artiste qui a réalisé ces œuvres. Elle explique la genèse du projet : « Catherine Mathély, qui est membre de l'association L. Musica, m'a proposé de faire une exposition dans son local sur le thème de Marignan. L'idée m'a bien plu. »L'artiste s'est intéressée au chevalier Bayard, qu'elle « connaissait juste de nom. J'ai fait des recherches sur Internet et dans des livres pour mieux connaître ce personnage ».
Elle découvre un individu « avec beaucoup de qualités. C'est l'exemple type du chevalier, un homme courageux, qui défendait la veuve et l'orphelin et aidait les pauvres. Il était très apprécié ».Pour l'intitulé de son exposition, Françoise Icart reprend la devise qui caractérisait le chevalier Bayard : « Sans peur et sans reproche ».L'artiste a également réalisé quelques représentations de François 1 eret de soldats qu'elle a agrémentés de poèmes de l'époque.


Françoise PIERRON-MESNIL & Mag SENN

21 mars 2015

Elles seront deux sur la scène du petit cabaret de Romorantin, L. Musica, samedi soir. Mag Senn et Françoise Pierron-Mesnil ont le charme des jolies femmes et l'esprit vif qui les anime promet une soirée agréable. « Malices de femmes » : le titre de leur spectacle sonne comme la promesse de chemins plein d'humour, au fil d'un répertoire de chansons à travers les générations de femmes… où se trouvent aussi les hommes !

En s'accompagnant au piano ou à la guitare, ces deux superbes voix très complémentaires se mettent au service des plus grands compositeurs avec brio : Francis Blanche, Yvette Guilbert, Raymond Queneau, Gilbert Lafaille, Anne Sylvestre, Marie-Paule Belle…
Drôles et émouvantes, Mag Senn et Françoise Mesnil, qui se produisent sur scène depuis 2004, viennent donner une harmonie particulière à leur spectacle. Spectacle vivant et musical où la poésie jongle avec bonheur sur des notes de guitare. Mag est comédienne, Françoise aime chanter, leur association donne un duo plein de charme et d'intelligence.


Claire GUYOT & Benoit DUNOYER De SGÉONZAC & YORFELA

30 mai 2015

Voilà une charmante jeune femme accompagnée de deux drôles de types sur les affiches de présentation de l'association L.Musica. Cela méritait une explication : Claire Guyot est-elle un clown chanteur ou bien est-ce de l'humour ? Un peu des deux sans doute, mais surtout une amoureuse des poètes chanteurs : « J'aime la musique et j'adore la poésie française et ses grands auteurs comme Léo Ferré,dit-elle. Et j'aime beaucoup sa chanson : Les poètes. »Léo Ferré commence sa chanson par « Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume »,Claire Guyot a aimé utiliser quelques mots de cette chanson pour titre de son spectacle. « J'ai voulu la rencontre de la comédienne que je suis aussi, et de la chanteuse afin de rendre le spectacle plus vivant et ne pas rester dans le sérieux poétique. »Comédienne, elle mène parallèlement à la chanson, une carrière au théâtre et de doublage dans le cinéma. Elle est sur scène pendant 10 ans dans le rôle principal de « Mamma mia ! » au théâtre Mogador à Paris.

Pari gagné pour cette jeune artiste qui offre un merveilleux spectacle chanté en compagnie des grands auteurs Léo Ferré bien sûr, mais aussi Jacques Brel, Jacques Prévert, Jean Ferrat, etc.
Claire Guyot est bien sûr une amoureuse du son et de la voix. « C'est vers le chant lyrique que je me suis orientée au début. J'aimais bien ce jeu de la voix et de la musique »,dit-elle.Avec la rencontre de Sarah Sanders elle découvre aussi le travail de la variété et l'amour de la chanson française.
Francis Cabrel la pousse à devenir auteur de ses chansons. Avec ses drôles de types, Yorfela à la guitare et Benoît Dunoyer de Segonzac à la contrebasse, ils donneront la réplique musicale aux lignes poétiques d'un Boris Vian ou d'un Louis Aragon. Les auditeurs redécouvriront le plaisir de la poésie et de la musique ce samedi 30 à l'Auditorium 7 rue Emile-Martin à Romorantin.


Josée Catherine et Patrice BICHE

fête de musique le 21 juin 2015


Evelyne GALLET

18 Juillet 2015

Chantons sous la pluie.Voici un air célèbre que la charmante Evelyne Gallet aurait pu interpréter samedi dernier à L.Musica. Le spectacle s'ouvre, les spectateurs arrivent, prennent place sur les chaises devant la scène, jusque-là tout se déroule normalement.

Josée Tizeau-Possenti, selon son habitude prend le micro et salue son public. Elle invite l'artiste à venir sur scène avec son guitariste Arnaud Jouffroy. Et la soirée commence. Une jolie chanson tendre – « J'ai toujours un brin de tristesse… »Une voix chaude, des paroles intelligentes, le son cristallin de la guitare : la soirée commence bien !
Trois gouttes viennent ensuite tambouriner sur les toiles des chapiteaux que Josée avait pris la précaution de monter. Puis la pluie tambourine de plus en plus. Les spectateurs surveillent l'eau qui gonfle la toile. La chanteuse continue, cherche une place moins humide et retourne sur scène. Evelyne Gallet avec son humour à fleur de cœur s'écrie en riant : « C'est le premier concert-camping ! »La formule est superbe !
Humour, tendresse, voix chaude ou gouailleuse. Le temps passe sur les chansons, les rires et le plaisir du public. La pluie s'arrête et le rideau tombe sur les verres de Josée et Catherine, qui fêtent ainsi leur dernier concert de l'été.


Pascal MARY

3 octobre 2015

Ce samedi 3 octobre, L. Musica propose un concert avec un artiste chanteur et poète : Pascal Mary. Au lieu de concert, il faudrait mieux parler d'une soirée amicale et musicale, car chez L. Musica, c'est un échange entre un public d'habitués et des artistes de tout genre ; il y a une vraie proximité entre les deux, puisque le premier rang est au pied de la scène minuscule à toucher presque le chanteur ! Après « Paraît qu'c'est joli la vie », « Vivons d'un rien », Pascal Mary s'est produit avec succès au festival off d'Avignon, avec la collaboration artistique de Marina Tomé. Depuis plus d'une dizaine d'années, il poursuit son chemin entre festivals, théâtres, et concerts chez l'habitant. Tour à tour tendre, fragile, ironique, parfois grinçant, c'est une palette riche en émotions qu'il propose. Chansons d'amour, chansons tristes et chaque fois la poésie qui survole les textes de Pascal Mary en fait des petits tableaux en musique qu'il accompagne au piano.


2016

Lady RAYMONDE

26 mars 2016

Lady Raymonde sera sur la scène de l'Auditorium de Romorantin le samedi 26 mars, à l'invitation du cabaret L.Musica et de la municipalité (lire la NR du 25 février). Un répertoire de chansons populaires porté par une gouaille inimitable et une mise en scène signée Juliette, la chanteuse, dans ses bagages, le comédien Denis d'Arcangelo sera accompagné par le « Zèbre », l'accordéoniste Sébastien Mesnil.
Dans ce nouveau spectacle, Madame Raymonde, un personnage directement inspiré d'Arletty dans « Hôtel du Nord », revisite quelques grands classiques de la chanson populaire française comme « Grand-maman, c'est New York » (Charles Trenet) « La Belle Abbesse » (Juliette) à « Les Bleus » (Gainsbourg), « Le Temps de finir la bouteille » (Allain Leprest), « J'ai 12 ans » (Diane Dufresne).

Ah Madame Raymonde, la fable du corbeau vous sied à merveille et votre ramage ressemble tant à votre plumage que l'on est prêt à déposer à vos pieds solidement chaussés, l'admiration amusée des spectateurs. Une brave dame distinguée avec son beau collier de perles, sa robe d'un rouge flamboyant et son beau foulard noué façon Arletty, vient nous conter des histoires, voire nous chanter les chansons d'un Charles Trenet. Et le rire de la salle accompagne votre présentation, car vos histoires sont à votre image, pleine d'humour. En présentation, vous nous dites être à la recherche d'un emploi comme les 3 millions de Français d'aujourd'hui sans doute. Mais vous ajoutez  : « Un emploi qui ne soit pas trop dur pour moi ! »Le ton est donné, la gouaille qui accompagne vos propos à une belle couleur des faubourgs et le fumet des textes des artistes de cabaret.

" D'ailleurs, je vais vous la chanter "

Et lorsque vous nous rejouez la grande fresque de Ben Hur avec ses chars, ses héros musclés et les amours contrariés, c'est du délire. Charlton Heston, le chantre du port d'arme américain, qui brille dans son costume d'huile d'olive, devient plus sympathique et le scénario gagne en humour sinon en vérité historique : « D'ailleurs, je vais vous la chanter ! »
Madame Raymonde ferait un tabac dans sa loge de concierge et les locataires viendraient sans doute par plaisir lui conter leurs malheurs pour qu'elle en fasse un brouet bien épicé à la sauce de chez nous qui leur ferait oublier bien des tristesses. Elle ajoute la statue de la Liberté à ses rencontres, des pirates, les migrants sur leur bateau en route vers l'Amérique rêvée des siècles passés,
Madame Raymonde, c'est Denis d'Arcangelo accompagné de Sébastien Mesnil, son inséparable accordéoniste, d'un répertoire tendre que l'accordéon accompagne avec délice. Madame Raymonde était déjà venue à Romorantin – avant samedi soir – et les duettistes du petit Cabaret L.Musica étaient heureuses de présenter à nouveau l'humour de cet interprète original.


Josée et Catherine en concert au Château de Villesavin

9 avril 2016

Catherine Mathély et Josée Thiseau-Possenti réunies dans le rôle " d'Orphée ".

Alors que sont présentées 33 gravures sur bois représentant un festival d'animaux – le Bestiairede Guillaume Apollinaire, par Bernard Lorjou – le château de Villesavin (Tour-en-Sologne) propose aussi un spectacle de chanson française.

En effet, si le cortège d'Orphée est présent dans les gravures, il fallait que la musique y soit aussi pour honorer l'esprit du héros dont les chants ravissaient les animaux et les hommes. Deux artistes s'attellent à cette tâche avec un Voyage autour de la chanson française, de Lily Marlène à la Javanaise.
Catherine Mathély fait ressortir le côté rêve ou canaille des chansons, Josée Thiseau-Possenti et son accordéon jouent avec brio les opérettes. Elles interpréteront Piaf, Barbara, Ferrat, Trénet, et des extraits de Mexico.

Pas de strass, pas de paillettes pour Catherine Mathély et Josée Thiseau-Possenti, samedi soir, lors de leur représentation au château de Villesavin. Les deux artistes de la chanson ont offert un grand voyage dans la chanson française. Un répertoire voyageant dans les années 1970, passant par Barbara, Trenet, Gainsbourg, l'artiste présenté comme local Michel Delpech, Joe Dassin… Lorsqu'a débuté la chanson « Les Champs Élysées », Josée a entonné l'entrée. Et là, patatras. La chanson a déraillé. « J'ai loupé l'entrée de la chanson mais la fin, je ne la louperai pas », a assuré Josée, tout sourire et grimaçante. Elle a poursuivi avec Bambino.
Du chant, de la musique, tous styles et toutes époques confondus ont assuré au public un bon moment. Jusqu'à « Gare de Lyon » de Barbara, à couper le souffle. La soirée, proposée par l'association Artec, a été une véritable réussite avec des couleurs, de la fantaisie, du talent, de l'humour et de l'émotion, avec Catherine Mathély.

Derrière les prouesses, il y a beaucoup de travail. L'énergie des artistes était communicative : séquences comiques, burlesques, romantiques. « Les deux heures de spectacles ont passé trop vite », a affirmé le public, unanime. Les deux artistes ont partagé avec tous les spectateurs, un moment à la fin du spectacle.


Charlène DUVAL

7 mai 2016

Ciel, quelle femme ! Elle chante du haut de ses immenses jambes faites pour faire se pâmer tous les Don Juan de l'Auditorium. Personne n'aurait osé se mesurer à cette Marlène du XXI esiècle sauf… sauf Josée Thiseau-Possenti, la « meneuse de la revue de L. Musica », qui a terminé le spectacle de samedi par un concours de beauté de jambes qu'elle ne gagna pas, mais en consolation elle emporta les rires du public avec celui de Charlène Duval et de Catherine Mathély sa comparse !

Et du rire, il y en eut tout au long de la soirée. Le public laissait s'envoler son plaisir dans les ombres de la salle. Charlène parlait, racontait, chantait. Charlène ouvre alors les pages de son répertoire qui contient nombre de chansons de Pascal Mary, son compositeur préféré, que Patrick Laviosa accompagne avec talent au piano. Le romantisme de Charlène est un peu particulier, il trouve sa mesure dans sa version du régime amaigrissant : « Je gerbe, je gerbe, et je suis svelte ». Pour le voyage qu'elle entreprend sur le PLM (le célèbre train Paris-Lyon-Marseille), ce n'est pas mieux. Un PLM un peu vagabond puisqu'il passe par la Bretagne car elle gratifie la salle d'un couplet breton original durant lequel sa robe devient une bâche de 2CV ! Le public se laisse emporter dans ce voyage en chansons. Aimable, Charlène demande l'autorisation du public pour interpréter une chanson de Mistinguett avec un accessoire interdit : la cigarette. Mais la loi est sauve puisqu'elle ne l'allume pas et la chanson a conservé son air de vérité d'alors.
La première partie de son spectacle se termine avec un yodeli tyrolien interprété par son pianiste Patrick Laviosa sous les applaudissements. La Joséphine Baker-Mistinguett reprend le micro pour un moment de romantisme : « Je n'oublierai pas ton corps, si tu t'appelles Raymond ! »Quel chanceux ce Raymond ! Et puis pour amadouer les autres, elle chante une invitation osée : « J'ai peur de coucher toute seule. Quels sont les messieurs qui veulent dormir avec moi ? »Pour aider les hésitants, elle offre une chanson plus tendre à tous les amoureux : « Y 'a rien à se dire… Y 'a qu'à s'aimer ! »N'a-t-elle pas raison ? Petites ou grandes, les jambes ont toutes de l'amour à donner !
Un premier rappel suivi d'un autre, le public en redemande, et le rideau tombe tandis qu'au bar, les verres se remplissent pour le pot de l'amitié.


Pascal MARY

8 octobre 2016

Il avait déjà pris place derrière le piano de L.Musica il y a quasiment un an jour pour jour. Si le petit cabaret du boulevard Jean-Jaurès où œuvrent les bien connues Josée Thiseau-Possenti et Catherine Mathély commence à sortir la tête de l'eau, après les inondations qu'a connues la ville tout début juin, c'est sur la scène de l'Auditorium que Pascal Mary viendra cette fois pousser la chansonnette, distiller ses textes tour à tour loufoques, drôles, poétiques et émouvants.

Le Cœur en tête créé pour Avignon

Dans la veine de ses précédents albums, « Paraît qu'c'est joli la vie », « Vivons d'un rien » et « Tout compte fait », son nouveau spectacle « Le Cœur en tête » a été créé pour le Festival d'Avignon 2016. Il sera présenté le samedi 8 octobre prochain aux Romorantinais qui l'avaient déjà chaleureusement acclamé lors de son passage en 2015.
Depuis plus d'une dizaine d'années, Pascal Mary trace son chemin entre festivals, théâtres, et concerts chez l'habitant.
A chaque fois le plaisir même renouvelé, celui d'un artiste humaniste, généreux et talentueux prenant sa pleine dimension sur scène, qu'il soit seul au piano ou avec ses musiciens, mais également celui d'un public enthousiaste, ému et fidèle.


2017


Pascal TOURAIN

11 mars 2017

On n'aurait pas pu ajouter l'ombre d'un tabouret samedi soir entre la quarantaine de chaises, le piano et Pascal Tourain quasiment dos au mur une fois dans la salle de spectacle de L.Musica. Il faut reconnaître que l'espace disponible est déjà des plus modestes en temps normal. Alors que dire quand l'artiste accueilli « en vaut deux ou trois »,annonce sans roulements de tambour, mais emportée par une petite musique de cirque, Josée Possenti, en maîtresse de cérémonie aux anges de relancer les festivités après plus de dix mois d'arrêt forcé, inondation du local oblige.

Pascal Tourain, ses 2 mètres pour 120 km de masse corporelle, se présente d'abord moustache et lunettes sur le nez, dans le rôle du bonimenteur. Sans aucun préliminaire, le public se retrouve embarqué dans l'histoire du tatouage, dans les pas de « L'homme tatoué », qui n'y va pas quatre chemins : « Cette passion a radicalement bouleversé ma vie ».C'était dans les années 1990, retrace Pascal Tourain, qui rencontre alors un certain Tin-Tin bien connu dans le milieu des « bleus », comme on appelle parfois les tatoués. « Je me suis jeté à l'eau ou plutôt à l'encre et me suis tout de suite senti à l'aise dans ce milieu », confie le comédien, toujours à fleur de peau, entre deux blagues potaches, des imitations de comédiens et des jeux de mots sur le fil…
Le Picard d'origine, aujourd'hui parisien, file ainsi la métaphore de la relation sexuelle entre le tatoueur et le futur tatoué… Et tente d'analyser l'image renvoyée : « Un tatoué intégral comme moi interpelle aussi bien le psychiatre que le criminologue ».Et de lancer au public pris par surprise : « M'autodétruire ? J'ai même pas le permis ».
Plus de vingt minutes sont passées samedi soir, avant que Pascal Tourain ne propose de retirer enfin son peignoir qui masquait jusqu'alors l'intégralité de ses tatouages. « Normalement, quand je dis ça, ne serait-ce que par politesse vous devez faire semblant d'être un minimum heureux »,lance-t-il avant de répartir les rôles dans le public : « Madame, quand j'aurai enlevé mon peignoir, vous essaierez de résister ».

Le comédien dévoile tout sans tabou

S'ensuit alors une visite guidée de son corps, entre lediable posé sur son deltoïde gauche, Pierrot et Colombine, l'homme le plus petit du monde, une œuvre Renaissance, les sœurs Hilton, du film « Freaks » de Tod Browning etc. « De l'art sur du lard », lance finalement Pascal Tourain au moment de détailler son ventre, toujours dans son « string minimum », son « orange de travail». Bien dans sa « nouvelle peau »d' «homme illustré »clame-t-il sans l'ombre d'un doute, le comédien dévoile tout sans tabou. Son corps mais aussi un peu de son âme. Le public romorantinais est quant à lui reparti avec un peu de « bleu au cœur »,heureux de ce voyage en corps inconnu…

Je ne me suis pas tatoué pour faire le spectacle. Et c'est même l'inverse nous confie Pascal Tourain à l'autre bout du combiné, aussi à l'aise avec sa passion pour le tatouage et l'art corporel qu'avec cette dérision qu'il semble manier à la perfection. Du haut de ses 2 mètres, pour 120 kg tout de même, le comédien, à la voix tout aussi imposante, raconte l'engrenage qui s'est mis en place à l'approche de la quarantaine. « D'abord un premier tatouage sur le deltoïde, puis ensuite le second et on y retourne, ainsi de suite ».Au point que « j'ai eu besoin d'en parler», confie le Parisien, auteur et interprète de « L'homme tatoué », « un spectacle indélébile »créé en 2003 et à ce jour joué 635 fois. « Ça a changé très positivement ma vie, ça m'a donné un coup de jeune ».

Bien de l'encre est depuis passée sous les ponts. Son dernier spectacle s'appelle « Vive la mariée », « mon premier grand rôle de travesti »,s'enthousiasme Pascal Tourain au téléphone. Le « bleu », référence à la couleur de l'encre, qui était utilisée par le passé pour tatouer les adeptes du genre, a déjà une vingtaine de spectacles à son actif. Leurs noms ? « Bulldozer » ou « Le pilier de bar » ou encore « Comme un plateau de fruits de mer ».
A Romorantin, le 11 mars prochain, c'est un autre costume qu'enfilera le comédien parisien. Son peignoir, l'apparat incontournable de « L'homme tatoué », un « spectacle de proximité avec pour support mon corps tatoué »,glisse Pascal Tourain pour finir de planter le décor « intimiste » qui s'annonce. Ceux qui connaissent la petite scène du cabaret L.Musica savent d'ailleurs qu'il ne pourra en aller autrement…
« Le point de départ était de raconter un itinéraire personnel et pourquoi on fait ça »,détaille un peu le géant aux cheveux longs qui a fait de ce one-man-show une sorte de thérapie certes, mais surtout « un spectacle sur le droit à la différence. J'ai toujours été attiré par ce qui était différent ».


Jean Jacques De LAUNAY

20 mai 2017

La voix d'un crooner, l'humour d'un saltimbanque et une belle figure pour faire chavirer les dames… dans un style à la Yves Montand, Jean-Jacques de Launay, homme de cabaret, de chanson, d'humour et d'élégance, se produira sur la scène de L.Musica, ce samedi, à 21 heures. Ses cartes de visite : le Caveau de la République, le Petit Théâtre de Bouvard, mais aussi des prestations à l'Olympia. Il lui faut ensuite les lumières du Plus Grand Cabaret du monde. Il se forge une renommée à Las Vegas et le public américain apprécie.

« Je ne me force pas à parler avec l'accent américain, même si je chante en anglais», dit Jean-Jacques de Launay. « Je garde dans ma voix un peu de mon accent français.» Un « crooner du rire » avec l'exotisme d'un chanteur français.
Après une longue interruption, Jean-Jacques de Launay remonte sur les planches. Le crooner à la française fait un tabac ! Il présentera, samedi, au petit cabaret romorantinais un répertoire varié. Le crooner français a réussi à faire tourner la tête des charmantes duettistes de L.Musica, Josée et Catherine. N'ont-elles pas elles-mêmes, l'une et l'autre, la voix de chanteuse de charme pour Catherine et l'humour de Josée, dans le rôle de la chanteuse mexicaine…


Pascal MARY

1er juillet 2017

Pascal Mary a offert une soirée magnifique samedi. Du Pascal Mary et du souvenir, de l'humour et de l'amour. Pour cette soirée, Josée, la meneuse du Petit cabaret, avait fait un pied de nez à la pluie qui menaçait, et voulait arroser le public comme la dernière fois. La soirée se passait dans la cour extérieure. Alors le chapiteau a été dressé, les chaises et tables ont été disposées, Marcel, l'éclairagiste a planté ses projecteurs, Catherine, la fidèle chanteuse parisienne a posé sa table d'accueil et après quelques mots de remerciements et de présentation, Charlot surveille la scène avec amusement, le spectacle peut commencer.
Sourire aux lèvres Pascal Mary arrive. « Me v'là enfin,clame-t-il . Je vais vous parler de la réincarnation ! »Une conférence ? Un appel de secte ? Mais l'humour qui suit renverse les craintes, Pascal Mary adore la provocation amicale. « La vie de famille, c'est pas joli - Surtout l'dimanche quand y a de la pluie ! »de la tendresse dans sa belle voix chaleureuse qui s'envole au-dessus du piano. Puis c'est une histoire de famille avec sa petite sœur qu'il aime, mais qui ne dit jamais rien, et il découvre la raison du silence prolongé en final : « la petite sœur - qu'est dans le congélateur ! ». Un peu iconoclaste aussi, mais on le savait et le public s'amuse et applaudit. Puis il offre une succession de chansons des répertoires de chanteurs célèbres, Serge Gainsbourg, Yves Montand, Édith Piaf, Georges Brassens…
Le public apprécie les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, il rêve d'un petit coin de paradis contre un coin de parapluie, les amoureux de son amour de Saint-Jean font rêver avant la fin de l'amour qui s'use. Il invite à fredonner, à chanter en cœur. C'est un festival de chansons françaises que le public du Petit Cabaret applaudit et redemande. Pascal Mary se laisse aller malgré l'heure qui avance, malgré le temps dépassé et offre un méli-mélo de chansons françaises, avant de conclure « Bon, une dernière que j'ai composée et vous en avez la primeur ! »Comme d'habitude au Petit Cabaret, la soirée se termine avec un verre et des petits gâteaux offerts par Josée.


Pierre MARGOT

14 octobre 2017

Alors qu’il a à peine dépassé le demi-siècle, Pierre Margot a dans sa besace une quantité impressionnante de rôles, tant au cinéma qu’au théâtre. Il obtient en 2002 à Toulouse, le prix Daniel Sorano, inoubliable interprète de Cyrano de Bergerac. Il suit le cours Simon de 1983 à 1985. « C’est ainsi que la joyeuse corporation des métiers de l’art et de la culture hérita de ma personne » dit-il avec l’humour si caractéristique qui colle au personnage. 
Pierre Margot joue en ce moment le Misanthrope de Molière. Plus jeune, il a fait deux années de violon et cinq de piano, ce qui le pousse vers la chanson. « Mais, ajoute-t-il, dans la tradition d’Anne Sylvestre. »
Pierre Margot se classe parmi les chanteurs à texte, mais il garde avec lui une pointe dhumour un peu acide. Avec tant de cordes à son arc, peut-être a-t-il une préférence ? Comédien ? Chanteur ? « Ce sont deux métiers différents, deux manières d’aborder une histoire », tranche-t-il donc sans trancher. Avec la chanson, Pierre Margot aime la proximité avec le public que l’on trouve au cabaret lorsqu’il est sur scène. «Quand il chante, le chanteur est seul responsable de ses rires et de ses erreurs. Au cinéma, plus qu’au théâtre, le comédien est suivi par un metteur en scène, et il doit dire un texte qu’il n’a pas écrit et qu’il doit interpréter et faire vivre.»
« C’est la première fois que je viens à Romorantin, explique l’artiste. Je viens avec Nathalie Miravette au piano et Serge Duchesnes dit “ Glops ” au cor d’orchestre. »
Ses chansons racontent une histoire, elles naviguent entre l’enfance, l’amitié, rire et tendresse, humour et caresse dans des saynettes que le public est invité à déguster le samedi 14 octobre prochain.


2018


Éric FRASIAK

10 février 2018

Auteur, compositeur, interprète, Éric Frasiak fait tout. Un vrai homme-orchestre de la chanson française, déjà sept albums dans ses bagages. « On a tourné un peu partout. Des gros lieux, des petits lieux, des grandes salles, des petites salles et des concerts dans des appartements », énumère celui qui n’a encore, en revanche, jamais foulé le sol de la petite salle L.Musica. Jusqu’à ce que des connaissances communes mettent Éric Frasiak sur la route de Catherine Mathély et Josée Possenti, heureuses d’accueillir le chanteur au chapeau en duo acoustique, samedi 10 février prochain, à Romorantin.
Sept albums et un 8e en préparationSi la capitale de Sologne est une première, Éric Frasiak, originaire des Ardennes et aujourd’hui installé à Bar-le-Duc, dans la Meuse, a un peu démarré sa carrière musicale non loin de là, au festival de Bourges en 1983 pour être précis. « Après le festival, j’avais décidé de tenter ma chance à Paris », se souvient celui qui devra conjuguer sa passion avec les petits boulots, nombreux et variés : « Manœuvre, ouvrier sur presse, soudeur, mécanicien d’entretien, agent de routage, coursier, musicien, roadie, agent de sécurité, figurant, commercial, directeur de radio, ingénieur du son… » Après une période de musique entre parenthèses, Éric Frasiak y reviendra avec un premier album en 2000. « Avec le millénaire, la chanson est revenue dans ma vie à temps plein », raconte-t-il, jonglant avec les mots comme à son habitude : « Je dis toujours que ce n’est pas moi qui écris des chansons, mais la vie. Moi, je les mets juste en musique et en poésie. »
Pour son concert à Romorantin, Éric Frasiak sera au chant et aux guitares acoustiques, accompagné de Jean-Pierre Fara, à la guitare acoustique et électrique et aux chœurs. Dans ses bagages, toujours là, des incontournables comme « T’étais pas né », « Monsieur Boulot », « Bar-le-Duc City Blues ». L’auteur-interprète aura aussi avec lui une bonne moitié de titres de « Sous mon chapeau », son dernier album paru en 2016, dont quelques-uns résonnent d’actualité comme « Migrant » ou « Colonie 6 ». « Je ferais bien sûr un petit Béranger et peut-être un petit Léo Ferré », prévient aussi l’artiste aux « deux maîtres à chanter », dont le premier a d’ailleurs été chanté sur un album entier. Le prochain est déjà en préparation, pour une sortie espérée en 2019. Éric Frasiak a déjà prévu d’en livrer un extrait : « Un titre inédit. J’aime bien voir ce que cela donne, l’essayer. »


Pierre Paul DANZIN et son frère Alex DANZIN

5 mai 2018

La soirée à L. Musica était placée sous le chiffre 3 pour la venue de Pierre-Paul Danzin. Un peu le gros nounours, mais ne vous y fiez pas, s’il vous dit qu’il vous aime, « nous sommes heureux de jouer au Zénith de Romorantin » ! Il sait décocher parfois des flèches : « ils ont chiffré la terre, corrompu la pureté ». Mais si le pessimisme cherche sa place, il le repousse d’un mot d’espoir comme dans sa chanson urbaine « Des tours jamais ouvertes, au dessus il y a un carré de ciel ». Et le paradigme des hommes de la finance et de l’argent-roi s’efface dans une envolée de sa clarinette. A ses côtés, Alex, le frère, est le compagnon de musique qui prête sa voix et ses variations dans une guitare inspirée. Chansons d’amour, chansons d’humour offrent des moments de plaisir. De belles chansons et des musiques agréables, un couplet pour les papas, un couplet pour le temps des rides, un couplet pour les amis, et beaucoup d’amour pour son public… « Allez seigneur, ici le diable » ! Cette phrase qu’il lance à la volée pourrait servir de titre au fronton de son spectacle. Un diable peut-être, mais qui aurait la couleur du petit diable de Brassens, plus polisson que méchant. Et sous un dernier tonnerre d’applaudissements et de sourires, Josée appelle son public à trinquer de plaisir au côté des artistes de la soirée.


Fête de la musique 

21 juin 2018


France LÉA

30 juin 2018

Cette comédienne conteuse chante, donne ses récitals ou elle mele avec humour confidences candides et trouvailles poêtiques. Tout en douceur : une vraie tempête


Éric FRASIAK et son musicien Jean-Pierre FARA

juillet 2018

Deux musiciens formidables, une musique vivante et des paroles qui vous bousculent. Tout cela avec le sourire et l’humour d’un grand Frasiak.
Samedi soir, Josée Possenti et Catherine Mathély avaient invité deux musiciens Eric Frasiak et Jean-Pierre Fara, sur les planches de la mini-scène du Petit Cabaret. C’était un grand soir et la salle était pleine pour une grande réussite : musique, musiciens, chanteur, textes, tout y était.
« Il y a l’Euro-vision, mais c’est la première fois que nous sommes en Romo-vision ! » commente Eric Frasiak, le maître du duo, « et qui plus est, un public extériorisé avec télévision dans la cuisine ! » A L. Musica, quand la place manque, la soirée est filmée et les derniers spectateurs sont placés dans la cuisine devant un écran ! Cela a beaucoup amusé Eric Frasiak qui ne manquait jamais une occasion de leur crier : « Vous m’entendez bien en cuisine ? » ou quelque chose d’approchant sous les rires du public. C’est avec les chansons de François Béranger, qu’il s’est créé dans sa jeunesse. Il en livrera ensuite des en tous genres. Chansons d’amour avec « Le jardin de papa », chansons d’humour avec « Sous mon chapeau », le public s’amuse. Mais aussi chansons plus critiques ou politique avec « Juarez, le village qui tue les femmes », un village rongé par le crime et le trafic de drogue. Une chanson sur les murs qu’on élève, Berlin, Jérusalem, Tijuana à la frontière mexicaine…
Eric Frasiak égrène une vingtaine de chansons et les agrémente de souvenirs. Et puis, il y a autour de ces paroles fortes, cette musique superbe et la guitare chant de Jean-Pierre Fara qui vous prend au cœur et qui vous mettent des fourmis dans les jambes. Eric Frasiak et Jean-Pierre Fara, son guitariste, ont vraiment offert une soirée magnifique !En concert à L. Musica samedi soir, le chanteur Eric Frasiak et son musicien Jean-Pierre Fara ont conquis la salle entre émotion et rires.


Rémo GARY

22 septembre 2018

A L'Musica samedi soir, le poète de Bourg-en-Bresse a offert une soirée entre chanson française et slam. Et donné des “ coups de pied au cœur ”.

Rémo Gary chante et compose ses textes depuis une vingtaine d’années. Il se produisait à Romorantin pour la première fois.

Je salue au passage ceux qui sont dans la cuisine. Rémo Gary – un pseudonyme qui lui va particulièrement bien – n’a eu aucun mal à s’imprégner du lieu, à s’intégrer, à se fondre dans les habitudes de la maison qui l’accueillait. Et laquelle ! Le cabaret L.Musica et de ses inimitables chefs de chœur, Josée et Catherine, présentaient samedi soir à la tombée de la nuit, le chanteur venu de Bourg-en Bresse.
Des inédits de Jacques DebronckartDerrière ses cheveux gris hirsutes et ses faux airs de Léo Ferré ou Jean Ferrat, Rémo Gary a décroché ses premières flèches sans prévenir. Des mots bruts, sans musique pour le premier titre, idéal pour « monter au charbon ». « La mine vient se briser, on dirait un commencement mais c’est un cheminement », déclame le poète, qui jongle avec les rimes, lâche des « mots qui saignent ». Un commencement et un ébahissement pour la quarantaine de spectateurs pressés dans le salon-cabaret de l’avenue Jean-Jaurès – et ceux de la cuisine – et conquis dès les premiers mots de Rémo.
Seul en scène, Rémo Gary ouvre grand des yeux d’enfant émerveillé, qu’il pose sur le monde pour en tirer des fils poétiques qui le rendent alors plus beau. Il confie à la salle « aimer beaucoup chanter le monde et la question sociale, mais aussi parfois les chansons d’amour ». Ses rimes et mélodies (empruntées à ses pianistes habituels ou bien un chanteur ami) trouvent leur nectar aussi bien dans l’histoire des « bucoliques », les prostituées qui attendent en bordure de bois en argot, que des pauvres, pour lesquels aucune rime n’existe dans les dictionnaires car « la pauvreté ne rime à rien ! » Les poilus des tranchées, la vieillesse, une sorte d’hiver indien, « limitrophe à l’embolie », des inédits de Jacques Debronckart dont il vient de faire un disque, sont aussi dans ses cordes. Des possibles, comme vocales.
Des textes souvent mélancoliques ou tristes, mais Rémo Gary peut l’expliquer par des mots, invoquant deux géants que sont Victor Hugo et Léo Ferré, « qui disaient qu’il faut chanter la face sombre du monde pour trouver un peu de clarté ». Ce qui fut fait ce vendredi soir à Romorantin. L’une de ses chansons dit qu’il y a des « Coups de pieds au cœur qui se perdent ». Rémo Gary, en a touché beaucoup


Simone LANGLOIS

27 octobre 2018

Avec gourmandise, Josée et Catherine de L’Musica proposaient samedi soir une grande artiste, Simone Langlois. La salle de l’auditorium avait fait le plein. Cette artiste amoureuse de Brel, Mouloudji ou Charles Aznavour, chante depuis très longtemps, on peut le dire car elle avoue son âge sans fioriture, 86 ans ! Avec la grande Édith Piaf, elle nous dit que la chanson, « elle l’a dans la peau » depuis toujours – « elle ne pense qu’à ça » et c’est tant mieux pour son public.
La soirée débute avec une invitation au voyage en chansons. Simone Langlois et son pianiste de mari – l’inverse est aussi vrai ! – Georges Cros, continue avec un air de jazz. Les souvenirs volent, les chansons murmurent dans les oreilles des auditeurs ravivant le temps qui passe. Sur la place chauffée au soleil, Jacques Brel éclate d’amour, mais nous « n’aimons point les réveils - De notre cœur déjà vieux ». Simone Langlois prend la chanson avec délicatesse et l’offre aux auditeurs. Maintenant elle ne chante plus, elle parle de sa première rencontre avec le grand Jacques du début, et le duo qu’ils ont fait ensemble. Souvenirs partagés. Elle nous promène ensuite au côté de Charles Aznavour en rêvant de « la Bohême » de sa jeunesse avant de frémir avec Serge Reggiani « quand les loups envahissent Paris ». Chaque fois le public couvre d’applaudissements ces airs célèbres et beaux. La soirée s’avance, Michel Lairot, musicien accordéoniste, qui fut partenaire de nombreux grands chanteurs, et de Simone Langlois, vient retrouver son ancien partenaire, Georges Cros, pour un trio improvisé et quelques titres. Mais si le temps d’hier a laissé sa trace dans le souvenir, les applaudissements du public de L.Musica disent en compagnie de Jacques Brel mais avec moins de tristesse : « Ne nous quitte pas ! »


2019

Concert en soutien au journal l'Humanité organisé par L'Musica

INITIATIVE DES AMIS DE L’HUMA ROMORANTIN 23 MARS 2019

Société des Amis de l'Humanité Défense et promotion du journal

Fondée en 1996 dans une période où le journal affrontait de grandes turbulences, l’association a pour but la défense du pluralisme de la presse en France et dans le monde, de l’existence de L’Humanité et la promotion des valeurs de son fondateur Jean Jaurès, par la préservation de la place et du rôle de l’écrit dans le monde d’aujourd’hui.

Le hasard fait parfois bien les choses. L.Musica accueille, samedi 23 mars, un concert de soutien au journal L’Humanité. Le cabaret est situé boulevard Jean-Jaurès, fondateur du quotidien. Quand ils ont été contactés par les communistes locaux et les Amis de L’Humanité, Josée et Catherine n’ont pas hésité longtemps pour organiser ce concert. « Il faut s’aider les uns les autres », lance Josée Thiseau-Possenti. « Ce n’est pas le premier gala de solidarité auquel je participe, il y a eu pour l’Afrique du Sud, contre le sida », raconte Catherine Mathély. « L’Humanité est un journal très culturel et, sur un plan politique, il défend la justice, la fraternité, l’humanité juste, ça serait une catastrophe s’il disparaissait. »
L’Humanité a été placée en redressement judiciaire début février avec une période d’observation de six mois. « Si L’Huma disparaît, en tant que communiste, je serais orphelin, je perdrais mon journal de référence, de cœur », explique Naïve Rodier, secrétaire de la section du PCF du romorantinais et monestois. « En France, il y a plein de choses qui se passent pour le journal dont la soirée proposée par Josée et Catherine, on les remercie chaleureusement », indique Jean-Claude Delanoue, président des Amis de L’Humanité de Romorantin-Sologne.
Pour ce concert, Catherine chantera Brel, Ferrat, Ferré, Gainsbourg… « Des chansons françaises et populaires, des beaux textes que je défends », précise la chanteuse.


Lise MARTIN

6 avril 2019

Avec le printemps qui fleurit, le ciel qui se réchauffe doucement, c’est le moment de rêver ou d’aimer et parfois de regretter. Ainsi, Lise Martin, offrait des chansons tendres au public de L. Musica samedi dernier.
Des chansons souvenirs pour dire à celui qui l’a quittée : « Il m’a raconté des histoires - j’ai fait semblant de le croire ! » Une voix qui vibre en survolant la guitare superbe de Daniel Misrahi. La chaleur de sa voix avec la musique qui l’accompagne, enveloppent le petit cabaret de Romorantin. « Il ne m’a laissé que la plume - avec laquelle j’écris ce soir. » Et Lise Martin raconte alors des histoires, comme celle du vieux monsieur dont elle s’était occupée quand elle était à Paris. « Je l’ai aidé, mais en retour, j’ai reçu la force des forêts. »
La soirée balance entre les chansons de l’album « Personna » de Lise Martin et les morceaux de guitare de Daniel Mizrahi. Joli, joli mois de mai…
Lise explore les fêlures, les espoirs, les engagements et les joies de différents moments de la vie. Amoureuse de chansons françaises et de chansons réalistes, le folk de Joan Baez a modelé ses textes. Et toujours un sourire qui fait aimer cette chanteuse gracieuse à la voix chaude et vibrante.
Le spectacle se termine, mais les bis obligent un retour sur scène avec un dernier titre de chanson de marin « mais je ne sais quelle rive approcher ».


Charlène DUVAL

13 avril 2019

Charlène Duval, star du music-hall, sera samedi soir à Romorantin pour une soirée inoubliable présentée au cabaret L. Musica par Josée et Catherine Mathély.
Charlène Duval, c’est la vedette d’un passé qu’on n’oublie pas et elle non plus. Elle lutte contre le temps d’avant avec toutes ses trouvailles, elle se bat avec la liberté de ces vedettes qui ont eu une grande carrière et qui, aujourd’hui, ayant brillé, peuvent dire sans contrainte tout ce qu’elles veulent. Elle use d’une liberté d’expression que son talent lui permet d’utiliser. C’est Broadway sur scène. Le public l’aime, le public la veut et elle lui offre les étincelles de son succès.
« Je suis la survivante des revues d’autrefois, dit-elle. Je ne m’embarrasse pas de ce temps d’aujourd’hui et je peux rêver du temps d’autrefois ! » Charlène Duval a l’élégance des stars, elle promène sa silhouette longiligne devant les spectateurs pour leur rappeler les spectacles de sa carrière passée qu’elle poursuit aujourd’hui encore.
Elle a joué en vedette dans la création « Federigo », une nouvelle de Mérimée, adaptée et interprétée au théâtre de la Croix-Rousse, à lyon. Patrick Laviosa accompagnera cette grande dame au piano. Cette comédienne magnifique présente son spectacle à Lyon, à Nevers à Paris et fera une tournée dans le Nord. Une belle soirée à retenir pour ce samedi.


Lise MARTIN

25 mai 2019

Lise Martin était la vedette de la soirée de L.Musica avec son spectacle « Presque un cri » en mars dernier. Elle avait séduit un très nombreux public. Elle revient à Romorantin, samedi 25 mai, à 21 h, pour présenter ses nouvelles chansons et fêter la sortie de son dernier album. La douceur de sa voix fera encore merveille dans ses compositions où la chanson à texte rencontre la musique folk avec des références telles que Barbara, Joan Baez ou Léonard Cohen. Lise Martin collectionne les prix et ses concerts séduisent un public toujours plus important.
Après un premier titre, « Gare des Silences » en 2010, Lise Martin a sorti un double album, « Déments Songes » en 2014, qui a été demi-finaliste du prix Georges Moustaki 2015. Elle vient de terminer l’enregistrement de son nouvel album, « Persona » qui sera le sujet de la soirée. Pour cette seconde rencontre avec le public de L.Musica, elle sera accompagnée par Daniel Mizrahi à la guitare. Les amoureux de belles musiques, de beaux textes se retrouveront dans le petit cabaret pour cette soirée de succès.


Pascal MARY

15 juin 2019

Frédéric, Catherine, Pascal, Josée et Liana saluent un public comblé avant de partager le verre de l’amitié.

Pascal Mary est la tête d’affiche de L.Musica. Samedi, c’était sa cinquième scène ici pour le chouchou de Catherine et Josée, les filles du petit cabaret rive gauche de Romorantin. Avec son joli minois d’ange de lumière, au piano il déclame ses textes d’auteur-compositeur d’une rare puissance, des mots choisis, des phrases ciselées pour des histoires déconcertantes.
« Les fidèles se rappelleront de quelques titres, mais peut-être les avez-vous déjà oubliés C’est un nouveau spectacle, six sont nouveaux, la muse m’a visité avant le Festival d’Avignon. » Des textes qui décrivent d’une façon certainement désabusée le quotidien des humains, le sien aussi.
Il prend un malin plaisir à présenter l’être d’abord comme l’humain promis à un avenir incertain entre le sein de sa mère et le cimetière, si, une certitude : la mort. Il chante « Mon cœur de cible, la famille. » Elle aurait dû mieux se tenir. Sa petite sœur, oubliée qui « dort » dans le congélateur, les autres… Enfin, vient son tour : « C’est moi qu’on enterre et, là-bas, deux sont en transe et voilà que ça recommence. C’est long l’éternité, surtout vers la fin ! » Puis il crucifie une religion en se délectant.
Arrive la surprise, Liana Fulga, comédienne de théâtre qui joue des textes d’auteurs. Roumaine, elle a fui un pays qui ne se remettait pas du communisme, mais où la chanson française servait d’échappatoire à un quotidien désespérant. Comme elle aime aussi pousser la chansonnette, la première est autobiographique, « J’ai deux amours » (mon pays et Paris), suivront « Les Amants de Saint-Jean » et d’autres belles chansons. Le public a savouré. 
Frédéric est un conteur. Ce sera une fable où la tenancière du bistrot fréquenté par les « rouges » invite des enfants cathos pour qu’ils l’aident à faire sa crèche. Suivra un conte ou à force de demander toujours plus à son mari pêcheur qui, grâce à un petit poisson qu’il sauve, aura le don de tout faire exaucer. Alors, la mégère est rendue papesse, mais elle exige de devenir Dieu… vœu exaucé, son palais s’écroule, elle se retrouve sur la paille… entre le bœuf et l’âne !
L.Musica c’est ça : toutes les sensibilités s’y sentent bien et regardent ensemble dans la même direction. Là où il y a le talent !


Céline FAUCHER

9 novembre 2019

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans, écrivait Arthur Rimbaud. Céline Faucher démontre qu’on ne l’est pas plus quand on a quelques années de plus. En témoigne le plaisir qu’elle a offert aux auditeurs de l’auditorium, samedi. Une soirée mémorable, une chanteuse qui offre de beaux textes qu’elle interprète d’une voix vibrante, superbe. Et en plus Céline Faucher ajoute l’humour, le rire, le plaisir de la scène et, parfois, elle agrément son tour de chant d’un « tour d’histoires ». Le public a eu droit entre autres, à une partie de bowling pittoresque.
C’est cela Céline Faucher : une chanteuse merveilleuse qui porte sa voix chaude et vibrante sur les paroles des autres. « Je n’écris pas mes chansons, je n’en ai pas besoin. » Et elle rit. Le rire semble être le détail qui fait la différence, le supplément qui la fait vivre. Elle ne peut parler ou répondre à une question sans que son rire s’envole naturellement pour ponctuer ses phrases.
Avec elle, Patrick Laviosa, le pianiste des vedettes, l’accompagne au piano avec la discrétion qui embellit la chanson. Chansons d’amour, chansons de tendresse et chansons d’humour, Céline Faucher peut faire sienne les paroles d’Arthur Rimbaud sans hésiter. Et elle méritait les applaudissements nourris qui ont mis un terme à la soirée de L.Musica. Comme à chaque fois, le final a associé les deux « meneuses de la revue », Josée Pissanti et Catherine Mathély à Céline Faucher et Patrick Laviosa.


2020

Patrick LAVIOSA

7 mars 2020

Josée et Caherine de L.Musica ont beaucoup insisté ces dernières années, dit Patrick Laviosa en ouvrant son spectacle, pour que je me lance en vedette sur scène. Jusque-là, Patrick Laiosa était toujours derrière la vedette comme accompagnateur. « Et donc, il était normal que pour cette première, je vienne la faire à Romorantin avec l’incroyable Sébastien Mesnil surnommé “ le Zèbre ” ». Applaudissements !
En ouverture, un air bien connu et pas bien difficile que le public accompagne : « Ah les p’tits pois, les p’tits pois, les p’tits pois… » La soirée commence dans la joie, la vedette se lance ensuite avec un pastiche en pot-pourri humoristique d’Yves Montand, Brassens, Claude François… La salle s’amuse et applaudit encore. « Ce que j’aime, c’est la bande dessinée », dit-il dans une voix de petite fille, du moins c’est ce qu’il fait croire, Blanche-Neige chante et espère son prince charmant !
Un brin de tendresse suit avec la célèbre chanson de Bourvil, « Sous les palétuviers ». « Mais vous, qu’aimez-vous ? », demande-t-il à son public. Il renâcle à chanter la chanson fétiche : « Le Coucou ». « Pas aujourd’hui », mais il doit accepter pour le plus grand plaisir du public. La soirée se poursuivra jusqu’au final mexicain, Sébastien Mesnil, son accompagnateur, s’affublera d’un ridicule petit sombrero, mais Patrick Laviosa sort et revient avec un grand sombrero. Il est vraiment grand et, pour chanter, ce n’est pas commode : « Qui c’est la vedette ? » La soirée continue, le public s’amuse. Final, applaudissements, rappels. Josée, Catherine viennent participer à cette première qui s’achève, on appelle tous les amis, on chante encore tous ensemble « Et maintenant, on va trinquer, avec modération », dit Josée. Car les soirées de L.Musica se terminent toujours avec un verre pétillant bien frais et des petits gâteaux.


2021

Josée THISEAU POSSENTI et  Mickaël LANDERNO fête la musique le 21 juin 2021

au jardin à Mennetou sur cher

Duo improvisé entre Mickaël LANDERNO et Josée THISEAU POSSENTI.

On connaît les spectacles en salle et les concerts de rue qui animent la fête de la musique. En revanche, partager une scène chez soi est plus original.
Cette année, Marcel TER HUURNE et Sylviane DUVIN ont ouvert leur jardin aux amis, aux voisins, et bien entendu aux chanteurs et musiciens.
Venus avec leurs instruments, leur matériel, leur dynamisme, leur humour et leurs voix, les artistes professionnels ont volontiers prêté leurs micros à ceux qui sont moins habitués à se produire en public, comme l’hôtesse. Celle que les Monestois connaissent comme leur correspondante de presse dans les colonnes de La Nouvelle République, a donné de la voix en interprétant, entre autres, L’Aigle noir de Barbara et Ça pleure aussi un homme, de Ginette RENO. « Je prends des cours à la MJC avec Mickaël LANDERNO », qui a répondu à l’invitation car « j’ai des liens de fraternité avec mes élèves », confie-t-il.
L’élève et le professeur ont partagé la scène installée dans un coin de verdure avec Patrice BICH, Hervé LAROQUE, Jeanne FRONTIGNY ainsi qu’avec Josée THISEAU POSSENTI et Catherine MATHÉLY du cabaret L' Musica. 
Catherine MATHÉLY a salué « l’initiative de faire les démarches à la mairie pour que cette fête de la musique ait lieu » dans une maison qui se prête à des événements culturels. Devant la satisfaction générale, « je pense déjà à l’année prochaine », prévoit Sylviane DUVIN.


Jean Jacques DE LAUNAY

26 juin 2021


2022

Marion COUSINEAU

14 mai 2022

Marion COUSINEAU était en concert il y a quelques jours à Mouterre-Silly.
Cette Bretonne partie à Paris pour ses études, un doctorat en poche, s’envole vers Montréal pour approfondir ses recherches. Sans qu’elle l’ait vraiment prémédité, elle va vers le spectacle vivant après avoir suivi le cursus de l’École nationale de la chanson à Granby. Son parcours l’emmène des Francofolies de Montréal au Festival en chanson de Petite-Vallée, en passant par le festival de Tadoussac. Elle promène ses chansons des deux côtés de l’Atlantique depuis 2018, cultivant au travers de ses voyages une envie de dire et de donner.
Elle offre une énergie régénérante, une performance inédite dont on se souvient. Son univers lui ressemble, fait de personnages étonnants, de moments fugaces finement esquissés avec respect et humanité.


Pierre Paul DANZIN et son frère Alex DANZIN

23 juillet 2022


2023

Pierre PAUL DANZIN

23 juillet 2023


2024

Antoine LARCHER et les Indiens du Quartiers

Jeano BERTRAND et Anatole DUMAS-PRIMBAULT

 24 mars 2024

Antoine LARCHER, se produit avec sa propre formation depuis 1986, il chante joue du saxophone et du piano.

Il crée le Paname Tropical en 1989 avec Jean-Philippe Claverie, Vincent Legris et Didier Quéron.
Depuis tout ce temps, même si les musiciens ont changé, l'esprit reste le même avec une musique métissée jouée pour la danse, avec le temps, les chansons et les musiques à danser se mélangent et forment un spectacle varié. 
Les musiciens qui l'accompagnent sont Jeano BERTRAND qui joue de la flûte et du piano et Anatole DUMAS-PRIMBAULT qui joue de la batterie et de la trompette.
Parallèlement à la musique en direct, Antoine LARCHER est professeur de saxophone au Conservatoire du XIX e arrondissement de Paris.
Antoine accompagne aussi Jean-Claude DERET dans son répertoire de chansons-théâtre.